الأحد، 23 جانفي، 2011

Washington face à la colère du peuple tunisien


par Thierry Meyssan*

Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l'OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n'est pas fini et la vrai Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer.




23 janvier 2011

Depuis
Beyrouth (Liban)

Outils

 Imprimer
 Envoyer

Pays
 Tunisie

Thèmes
 AfriCom : Contrôle de l'Afrique
 Communication

JPEG - 40 ko
Le général William Ward —ancien responsable de la répression dans les Territoires palestiniens devenu commandant de l'Africom— lors d'une cérémonie en mai 2010. L'armée tunisienne a été réduite au minimum, mais le pays sert de base arrière aux opérations « anti-terroristes » régionales et dispose de ports indispensables au contrôle de la Méditerranée par l'OTAN.

Les grandes puissances n'aiment pas les bouleversements politiques qui leur échappent et contrecarrent leurs plans. Les événements qui ont fait vibrer la Tunisie depuis un mois n'échappent pas à cette règle, bien au contraire.

Il est donc pour le moins surprenant que les grands médias internationaux, suppôts indéfectibles du système de domination mondiale, s'enthousiasment soudainement pour la « Révolution du jasmin » et multiplient les enquêtes et reportages sur la fortune des Ben Ali qu'ils ignoraient jusque là malgré leur luxe tapageur. C'est que les Occidentaux courent après une situation qui leur a glissé des mains et qu'ils voudraient récupérer en la décrivant selon leurs souhaits.

Avant toute chose, il convient de rappeler que le régime de Ben Ali était soutenu par les Etats-Unis et Israël, la France et l'Italie.

Considéré par Washington comme un Etat d'importance mineure, la Tunisie était utilisée au plan sécuritaire, plus qu'économique. En 1987, un coup d'Etat soft est organisé pour déposer le président Habib Bourguiba au profit de son ministre de l'Intérieur, Zine el-Abidine Ben Ali. Celui-ci est un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird. Selon certains éléments récents, l'Italie et l'Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir [1].

Dès son arrivée au Palais de la République, il met en place une Commission militaire jointe avec le Pentagone. Elle se réunit annuellement, en mai. Ben Ali, qui se méfie de l'armée, la maintient dans un rôle marginal et la sous-équipe, à l'exception du Groupe des Forces spéciales qui s'entraîne avec les militaires US et participe au dispositif « anti-terroriste » régional. Les ports de Bizerte, Sfax, Sousse et Tunis sont ouverts aux navires de l'OTAN et, en 2004, la Tunisie s'insère dans le « Dialogue méditerranéen » de l'Alliance.

Washington n'attendant rien de spécial de ce pays au plan économique, il laisse donc les Ben Ali mettre la Tunisie en coupe réglée. Toute entreprise qui se développe est priée de céder 50 % de son capital et les dividendes qui vont avec. Cependant, les choses virent au vinaigre en 2009, lorsque la famille régnante, passée de la gourmandise à la cupidité, entend soumettre aussi les entrepreneurs états-uniens à son racket.

De son côté, le département d'Etat anticipe sur l'inévitable disparition du président. Le dictateur a soigneusement éliminé ses rivaux et ne dispose pas de successeur. Il faut donc imaginer une relève s'il vient à mourir. Une soixantaine de personnalités susceptibles de jouer un rôle politique ultérieur est recrutée. Chacune reçoit une formation de trois mois à Fort Bragg, puis un salaire mensuel [2]. Le temps passe…

Bien que le président Ben Ali poursuive la rhétorique anti-sioniste en vigueur dans le monde musulman, la Tunisie offre diverses facilités à la colonie juive de Palestine. Les Israéliens d'ascendance tunisienne sont autorisés à voyager et à commercer dans le pays. Ariel Sharon est même invité à Tunis.

La révolte

L'immolation par le feu d'un vendeur ambulant, Mohamed Bouazzi, le 17 janvier 2010, après que sa charrette et ses produits aient été saisis par la police, donne le signal des premières émeutes. Les habitants de Sidi Bouzid se reconnaissent dans ce drame personnel et se soulèvent. Les affrontements s'étendent à plusieurs régions, puis à la capitale. Le syndicat UGTT et un collectif d'avocats manifestent scellant sans en avoir conscience l'alliance entre classes populaire et bourgeoisie autour d'une organisation structurée.

Le 28 décembre, le président Ben Ali tente de reprendre les choses en main. Il se rend au chevet du jeune Mohamed Bouazizi et s'adresse le soir à la Nation. Mais son discours télévisé exprime son aveuglement. Il dénonce les manifestants comme des extrémistes et des agitateurs stipendiés et annonce une répression féroce. Loin de calmer le jeu, son intervention transforme la révolte populaire en insurrection. Le peuple tunisien ne conteste plus simplement l'injustice sociale, mais le pouvoir politique.

JPEG - 15.5 ko
Le producteur Tarak Ben Ammar, propriétaire de Nessma TV et associé de Silvio Berlusconi. Il est le cousin de Yasmina Torjman, épouse du ministre français de l'Industrie, Eric Besson.

A Washington, on constate que « notre agent Ben Ali » ne maitrise plus rien. Le Conseil de sécurité nationale Jeffrey Feltman [3] et Colin Kahl [4] s'accordent à considérer que le moment est venu de lâcher ce dictateur usé et d'organiser sa succession avant que l'insurrection ne se transforme en authentique révolution, c'est-à-dire en contestation du système.

Il est décidé de mobiliser des médias, en Tunisie et dans le monde, pour circonscrire l'insurrection. On focalisera l'attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu'on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu'il s'accaparait l'économie nationale.

Le 30 décembre, la chaîne privée Nessma TV défie le régime en diffusant des reportages sur les émeutes et en organisant un débat sur la nécessaire transition démocratique. Nessma TV appartient au groupe italo-tunisien de Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi. Le message est parfaitement compris par les indécis : le régime est fissuré.

Simultanément, des experts Etats-uniens (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l'insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d'imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l'Albert Einstein Institution de Gene Sharp [5], ils focalisent l'attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l'avenir politique du pays. C'est le mot d'ordre « Ben Ali dégage ! » [6].

JPEG - 17.5 ko
(Capture d'écran) Le 2 janvier 2010, le groupe Anonymous (un paravent de la CIA) hacke le site internet officiel du Premier ministre et place un message de menace en anglais sur la page d'accueil. Le logo est celui du Parti pirate international, dont le membre tunisien Slim Amanou sera propulsé par l'ambassade US ministre de la Jeunesse et des Sports du « gouvernement d'union nationale ».

Masqué sous le pseudonyme Anonymous, le cyber-escadron de la CIA —déjà utilisé contre le Zimbabwe et l'Iran— hacke des sites officiels tunisiens et y installe un message de menace en anglais.

L'insurrection

Les Tunisiens continuent spontanément à braver le régime, à descendre en masse dans les rues, et à brûler commissariats de police et magasins appartenant aux Ben Ali. Avec courage, certains d'entre eux payent le prix du sang. Pathétique, le dictateur dépassé se crispe sans comprendre.

Le 13 janvier, il ordonne à l'armée de tirer sur la foule, mais le chef d'état-major de l'armée de terre s'y refuse. Le général Rachid Ammar, qui a été contacté par le commandant de l'Africom, le général William Ward, annonce lui-même au président que Washington lui ordonne de fuir.

En France, le gouvernement Sarkozy n'a pas été prévenu de la décision états-unienne et n'a pas analysé les divers retournements de veste. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se propose de sauver le dictateur en lui dépêchant des conseillers en maintien de l'ordre et du matériel pour qu'il se maintienne au pouvoir par des procédés plus propres [7]. Un avion cargo est affrété le vendredi 14. Lorsque les formalités de dédouanement sont finies à Paris, il est trop tard : Ben Ali n'a plus besoin d'aide, il a déjà pris la fuite.

Ses amis d'hier, à Washington et Tel-Aviv, Paris et Rome, lui refusent l'asile. Il échoue à Riyad, non sans emporter avec lui 1,5 tonne d'or volée au Trésor public.

JPEG - 38.6 ko
Marketing : le logo de la « Jasmine Revolution » apparaît au moment exact de la fuite de Ben Ali. Au centre, on reconnaît le poing levé, symbole ex-communiste utilisé dans toutes les « révolutions » colorées depuis Otpor en Serbie. Vu de Washington, l'important est d'affirmer que les événements sont finis et qu'ils s'inscrivent dans une dynamique internationale libérale. Aussi, le titre est-il inscrit en anglais et le drapeau tunisien est-il réduit à une simple fioriture sur la lettre R.

Du jasmin pour calmer les Tunisiens

Les conseillers en communication stratégique US tentent alors de siffler la fin de la partie, tandis que le Premier ministre sortant compose un gouvernement de continuité. C'est là que les agences de presse lancent l'appellation « Jasmine Revolution » (en anglais s'il vous plaît). Les Tunisiens assurent-elles viennent de réaliser leur « révolution colorée ». Un gouvernement d'union nationale est constitué. Tout est bien qui finit bien.

L'expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c'est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d'Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.

La presse occidentale —désormais mieux contrôlée par l'Empire que la presse tunisienne— découvre la fortune mal acquise des Ben Ali quelle ignorait jusque là. On oublie le satisfecit accordé par le directeur du FMI, Domique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim [8]. Et on oublie le dernier rapport de Transparency International qui affirmait que la Tunisie était moins corrompue que des Etats de l'Union européenne comme l'Italie, la Roumanie et la Grèce [9].

Les miliciens du régime, qui avait semé la terreur parmi les civils durant les émeutes les obligeants à s'organiser en comités d'auto-défense, disparaissent dans la nuit.

Les Tunisiens que l'on pense dépolitisés et manipulables après des années de dictature s'avèrent forts matures. Ils constatent que le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, c'est « du benalisme sans Ben Ali ». Malgré quelques ravalements de façade, les caciques du parti unique (RCD) conservent les ministères régaliens. Les syndicalistes de l'UGTT, refusent de s'associer à la manip états-unienne et démissionnent des postes qu'on leur a attribués.

JPEG - 16 ko
Ahmed Néjib Chebbi, un opposant « Made in USA ».

Outre les inamovibles membres du RCD, il reste des gadgets médiatiques et des agents de la CIA. Par la grâce du producteur Tarak Ben Amar (le patron de Nessma TV), la réalisatrice Moufida Tlati devient ministre de la Culture. Moins show-bizz, plus significatif, Ahmed Néjib Chebbi, un pion de la National Endowment for Democracy, devient ministre du Développement régional. Ou encore, l'obscur Slim Amanou, un bloggeur rompu aux méthodes de l'Albert Einstein Institute, devient ministre de la Jeunesse et des Sports au nom du fantomatique Parti pirate relié à l'auto-proclamé groupe Anonymous.

JPEG - 17.8 ko
Le vrai siège du pouvoir n'est plus au Palais de la République, mais à l'ambassade des Etats-Unis. C'est ici que l'on a composé le gouvernement Ghannouchi. Située hors de Tunis, dans un vaste campus barricadé, l'ambassade est un gigantesque blockhaus hautement sécurisé qui abrite les postes centraux de la CIA et du MEPI pour l'Afrique du Nord et une partie du Levant.

Bien entendu, l'ambassade des Etats-Unis n'a pas sollicité le Parti communiste pour faire partie de ce soi-disant « gouvernement d'union nationale ».

A l'inverse, on fait revenir de Londres, où il avait obtenu l'asile politique, le leader historique du Parti de la Renaissance (Ennahda), Rached Ghannouchi. Islamiste ex-salafiste, il prêche la compatibilité de l'islam et de la démocratie et prépare depuis longtemps un rapprochement avec le Parti démocrate progressiste de son ami Ahmed Néjib Chebbi, un social-démocrate ex-marxiste. Dans le cas d'un échec du « gouvernement d'union nationale », ce tandem pro-US pourrait fournir une illusion de rechange.

Une nouvelle fois, les Tunisiens se soulèvent, élargissant eux-mêmes le mot d'ordre qu'on leur avait soufflé : « RCD dégage ! ». Dans les communes et les entreprises, ils chassent eux-mêmes les collaborateurs du régime déchu.

Vers la Révolution ?

Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l'insurrection n'est pas encore terminée et la Révolution n'a pas encore commencée. Force est de constater que Washington n'a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd'hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle.



 Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L'Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).


Les articles de cet auteur
Envoyer un message




[1] Déclarations de l'amiral Fulvio Martini, alors chef des services secrets italiens (SISMI).

[2] Témoignage direct recueilli par l'auteur.

[3] Assistant de la Secrétaire d'Etat pour les Affaires proche-orientales.

[4] Assistant adjoint du secrétaire à la Défense pour le Proche-Orient.

[5] « L'Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.

[6] « La technique du coup d'État coloré », par John Laughland, Réseau Voltaire, 4 janvier 2010.

[7] « Proposition française de soutenir la répression en Tunisie », par Michelle Alliot-Marie, Réseau Voltaire, 12 janvier 2011.

[8] Vidéo.

[9] « Corruption perception index 2010 », Transparency International.

الثلاثاء، 11 جانفي، 2011

corruption en tunisie . description avec des chiffres et des faits

(C) Selon Transparency International, indice 2007, la perception est que la corruption en Tunisie ne fait qu'empirer. classement de la Tunisie sur l'indice a chuté de 43 en 2005 à 61 en 2007 (sur 179 pays) avec un score de 4,2 (avec 1 le plus corrompu et 10 le moins corrompu). Bien que la corruption est difficile à vérifier, et encore plus difficiles à quantifier, nos contacts tous d'accord que la situation est dirigé dans la mauvaise direction. Lorsqu'on lui a demandé s'il pensait que la corruption a été meilleure, pire ou la même, s'écria-t-XXXXXXXXXXXX, exaspéré: «Bien sûr c'est de pire!" Il a déclaré que la corruption ne pouvait pas augmenter, mais que les coupables ont cherché des moyens de plus en plus. Blague à propos de l'inflation la hausse de la Tunisie, il a dit que même le coût des pots de vin a augmenté. "Un contrôle routier utilisé pour vous coûter 20 dinars, et maintenant c'est à 40 ou 50!"

 

3. (S) de la famille élargie du Président Ben Ali est souvent cité comme le lien de la corruption en Tunisie. Souvent considéré comme une quasi-mafia, une mention oblique de la "Famille" est suffisant pour indiquer à quelle famille tu veux dire. Apparemment la moitié de la communauté d'affaires tunisiens peuvent demander une connexion Ben Ali par le mariage, et bon nombre de ces relations auraient profité de leur lignée. la femme de Ben Ali, Leila Ben Ali, et sa famille élargie - les Trabelsis - provoqueront le plus grand ire de Tunisiens. Avec les nombreuses allégations de corruption sont souvent Trabelsi barbes de leur manque d'éducation, le faible statut social, et la consommation ostentatoire. Bien que certaines des plaintes sur le clan Trabelsi semblent émaner d'un mépris pour leurs inclinations nouveau riche, les Tunisiens font également valoir que la tactique Trabelsis bras vigoureux et abus flagrant du système de les rendre faciles à la haine. Leila frère Belhassen Trabelsi est le membre de la famille la plus célèbre et est répandu pour avoir été impliqué dans un large éventail de régimes corrompus du remaniement récent de la Banque de Tunisie bord (Ref B) à l'expropriation des biens et l'extorsion de pots de vin. Laissant la question de leur ancêtre côté, les exploitations Belhassen Trabelsi sont vastes et comprennent une compagnie aérienne, plusieurs hôtels, l'un de la Tunisie deux stations de radio privées, usines d'assemblage automobile, la distribution Ford, une société de développement immobilier, et la liste continue. (Voir Ref K pour obtenir une liste plus étendue de ses possessions.) Pourtant, Belhassen est seulement l'une des famille de dix enfants connus Leila, chacun avec leurs propres enfants. Parmi cette grande famille élargie, Moncef frère de Leila et Imed neveu sont aussi particulièrement importants acteurs économiques.

4. (S / NF) Le président est souvent donné un laissez-passer, avec de nombreux Tunisiens en faisant valoir qu'il est utilisé par le clan Trabelsi et n'est pas au courant de leurs magouilles. XXXXXXXXXXXX un fervent partisan du gouvernement et membre du XXXXXXXXXXXX, dit à l'ambassadeur que le problème n'est pas Ben Ali, mais "la famille" va trop loin et enfreint les règles. Néanmoins, il est difficile de croire Ben Ali n'est pas au courant, au moins en général, du problème de la corruption croissante.

Cela pourrait aussi refléter les divisions géographiques apparente entre les Ben Ali et Trabelsi fiefs, avec le clan Ben Ali aurait porté sur la centrale régionale des côtes et le clan Trabelsi opérant à partir de la grande région de Tunis et, par conséquent, générer la majeure partie des ragots. Le côté Ben Ali de la famille et de ses enfants et beaux-parents de son premier mariage sont également impliqués dans un certain nombre d'histoires.

Ben Ali a sept frères et sœurs, dont son défunt frère Moncef était un trafiquant de drogue connu, condamné par contumace à 10 ans de prison devant les tribunaux français. Ben Ali a trois enfants avec sa première femme Naima Kefi: Ghaouna, Dorsaf et Cyrine. Elles sont mariées respectivement à Slim Zarrouk, Slim Chiboub, et Marouane Mabrouk - tous les pouvoirs économiques importantes.

 

5. (S / NF) Avec les prix réels du développement immobilier en plein essor et de la terre à la hausse, de posséder des biens ou des terres au bon endroit peut être une aubaine ou un billet aller simple à l'expropriation. En été 2007, Leila Ben Ali a reçu un tract souhaitable de terre à Carthage gratuitement à partir du GOT afin de construire à but lucratif Carthage International School (F Ref). En plus de la terre, l'école a reçu un cadeau 1,8 millions dinars (US $ 1,5 millions) de la GOT, et l'espace de quelques semaines, le GOT a construit de nouvelles routes et de feux de circulation pour faciliter l'accès scolaire. Il a été rapporté que Mme

Ben Ali a vendu l'Ecole Internationale de Carthage à des investisseurs belges, mais l'ambassade de Belgique a encore été incapable de confirmer ou d'escompte de la rumeur. XXXXXXXXXXXX affirmé que l'école était en effet vendu pour une somme énorme, mais caché.

Il a noté une telle vente serait un pur profit puisque Mme Ben Ali à la terre, l'infrastructure a reçu, et un bonus de lourdes sans frais.

6. (S / NF) La construction d'un manoir énorme et criard a été en cours à côté de la résidence de l'Ambassadeur pour l'année écoulée. Plusieurs sources nous ont dit que la maison est celle de Sakhr Materi, Président Ben Ali, le fils-frère et propriétaire de Radio Zitouna. Ce terrain de premier ordre aurait été exproprié de son propriétaire par le GOT pour une utilisation par l'autorité de l'eau, puis plus tard accordée à Materi pour un usage privé. Un propriétaire de café a raconté une histoire semblable à un employé de l'ambassade, les rapports que Belhassen Trabelsi l'a forcé à le commerce dans un café qu'il détenait dans un emplacement de choix pour son café en cours. Le propriétaire du café a déclaré Trabelsi lui dit qu'il pouvait faire ce qu'il voulait il; si 50 pots de vin dinar à la police n'étaient pas efficaces, Trabelsi a déclaré le propriétaire n'avait qu'à l'appeler et il serait "prendre soin d'elle."

 

Les gens d'affaires tunisiens blague que la relation la plus importante est que vous pouvez avoir avec votre banquier, ce qui reflète l'importance des contacts personnels plutôt que d'un plan d'affaires solide à obtenir du financement. L'héritage de la banque fondée sur les relations est un taux de l'ensemble du secteur des prêts non performants qui est de 19 pour cent, ce qui reste élevé, mais est inférieur à un sommet de 25 pour cent en 2001 (Ref I).

contacts de l'ambassade sont empressés de faire remarquer que beaucoup de ces prêts sont détenus par de riches hommes d'affaires tunisiens qui utilisent leurs liens étroits avec le régime afin d'éviter le remboursement (réf. E).

supervision Lax fait du secteur bancaire une excellente cible des chances, avec des histoires multiples de "First Family" régimes.

Le récent remaniement à la Banque de Tunisie (Ref B), avec la femme du ministre des Affaires étrangères à la présidence et Belhassen Trabelsi nommé au conseil d'administration, est le dernier exemple.

Selon un représentant du Crédit Agricole, Marouane Mabrouk, un autre des fils de Ben Ali-in-law, a acheté une part de 17 pour cent de l'ancienne Banque du Sud (aujourd'hui Attijari Bank) actions immédiatement avant la privatisation de la banque. Cette part de 17 pour cent a été critique à l'acquisition des intérêts majoritaires dans la banque depuis la privatisation ne représentaient qu'une 35 parts pour cent dans la banque. Le représentant a déclaré que le Crédit Agricole Mabrouk magasiné ses actions à des banques étrangères avec une prime significative, avec le gagnant d'appel d'offres, l'espagnol Santander et le Maroc-Attijariwafa finalement payer un arrêt de la prime de livres à Mabrouk. XXXXXXXXXXXX raconté que quand il était encore à sa banque avait l'habitude de recevoir des appels de clients paniqués qui a déclaré que Belhassen Trabelsi avait demandé de l'argent. Il n'a pas indiqué s'il leur a conseillé de payer.

 

11. (S) Plusieurs économistes tunisiens soutiennent que ce n'est pas grave si la corruption ne cesse d'augmenter parce que «la perception est la réalité." La perception de la corruption croissante et les rumeurs persistantes de tractations en coulisses ombre a un impact négatif sur l'économie indépendamment de la véracité. Contacts nous dire qu'ils ont peur d'investir, de peur que la famille veut-il soudainement une coupe. "Quel est le point?" Alaya Bettaieb demandé, "Le meilleur scénario est que mon investissement et succède à quelqu'un d'important essaie de prendre une coupe." La persistance de faibles taux d'investissement interne le confirment (Ref H). des comptes bancaires étrangers, tandis que illégale, seraient monnaie courante. Une récente du ministère des Finances d'amnistie pour encourager les Tunisiens à rapatrier leurs fonds a été un échec lamentable. Bettaeib a déclaré qu'il envisage d'intégrer sa nouvelle entreprise en Mauritanie ou à Malte, citant la crainte d'interférences indésirables. De nombreux économistes et hommes d'affaires noter que d'importants investissements dans l'immobilier et de la terre reflète le manque de confiance dans l'économie et un effort pour garder leur argent en sécurité (Ref C).

12. (S) Jusqu'à présent, les investisseurs étrangers n'ont pas été découragés, et selon les contacts d'affaires tunisiens, en grande partie inchangés.

Les investissements étrangers continuent à affluer à un rythme soutenu, même en excluant les privatisations et les grands projets du Golfe qui n'ont pas encore commencer. Les investisseurs étrangers ont plus rarement indiquent avoir rencontré le type d'extorsion rencontrés par les Tunisiens, reflétant peut-être que les investisseurs étrangers ont recours à leurs propres ambassades et les gouvernements. British Gas représentants dit à l'ambassadeur ne pas avoir rencontré aucune irrégularité. XXXXXXXXXXXX a déclaré qu'il ya plusieurs années Belhassen Trabelsi a tenté de bras vigoureux une entreprise allemande produisant dans le secteur offshore, mais que, après l'ambassade d'Allemagne est intervenue Trabelsi a été explicitement mis en garde afin d'éviter des sociétés offshore. Malgré les déclarations d'augmenter l'investissement intérieur, les pouvoirs publics taïwanais met fortement l'accent sur l'accroissement des flux d'IED dans le pays, en particulier dans le secteur offshore. Néanmoins, il existe encore plusieurs exemples d'entreprises ou des investisseurs étrangers l'objet de pressions en se joignant à la «bonne» partenaire. Le meilleur exemple reste l'entrée n'a pas de McDonald's en Tunisie. Lorsque McDonald's a choisi de limiter la Tunisie à un franchisé de ne pas du choix de la GOT, toute l'affaire a été sabordée par le refus du GOT d'accorder l'autorisation nécessaire et le refus de Macdonald à jouer le jeu par l'octroi d'une licence à un franchisé ayant des liens familiaux.

 

13. (S) Bien que le gros sur le coeur de la petite corruption, c'est l'excès de la famille du président Ben Ali qui inspirent l'indignation chez les Tunisiens. Avec les Tunisiens face à une inflation en hausse et un chômage élevé, l'affiche bien en vue de la richesse et des rumeurs persistantes de corruption ont alimenté l'incendie.

Les récentes manifestations dans la région minière de Gafsa fournir un rappel puissant du mécontentement qui reste largement sous la surface. Le gouvernement a fondé sa légitimité sur sa capacité à assurer la croissance économique, mais un nombre croissant de Tunisiens crois que ces comme le sommet sont en conservant les avantages pour eux-mêmes.

14. (S) La corruption est un problème qui est à la fois politique et économique. Le manque de transparence et de responsabilité qui caractérisent le système politique de la Tunisie de même la peste de l'économie, la dégradation du climat d'investissement et d'alimenter une culture de la corruption. Pour tous les discours d'un miracle économique tunisien et toutes les statistiques positives, le fait que les investisseurs de la Tunisie, sont de direction claire en dit long. La corruption est l'éléphant dans la pièce, c'est le problème tout le monde connaît, mais personne ne peut reconnaître publiquement.

السبت، 1 جانفي، 2011

مافيا التّهريب في تونس : من يقف وراءها ويحميها ؟

إنّ ما حقّقته بلادنا من إنجازات جبّارة على مستوى المؤسّسات العريقة منها والمحدثة وتطوّر هياكلها وقوانينها لحريّ بكلّ مواطن أن يفخر ويحافظ عليها كمكتسبات ينعم بها شعبنا وينعم بعده أولادنا ومن تلاهم من أجيال وذلك لا يكون إلاّ بإبداء الرّأي ونقد مواطن الخلل عند حدوثها.

 

ولعلّ سلبيّة الفعل الإنتهازي والمصلحيّين يتستّر عن جرم الفساد وتفشّيه في بعض مؤسّسات المجتمع غير عابئ بمصلحة ومستقبل الوطن بقدر إهتمامه بالنّهب والثّراء غير المشروع متكيّفا مع كلّ الظّواهر السّلبيّة التي تسعى لإغراق المجتمع في حماءة أخلاقيّاتها.

 

إنّ من يتابع عن كثب نموّ حجم وعدد الآليات التي سخّرتها الدّولة التّونسيّة لتطويق ظاهرة التّهريب والحدّ من إستفحال التّجارة الموازية يلاحظ تعدّد الإدارات الدّيوانيّة الرّقابيّة التّابعة للإدارة العامّة :

 

1 . إدارة الأبحاث الدّيوانيّة : يشرف عليها العقيد الحبيب نوّار  (S.E.V) 

2 . إدارة الحرس الدّيواني : يشرف عليها العقيد النّاصر موسى ( B.S.R)

3. إدارة الإستعلامات الدّيوانيّة : يشرف عليها العقيد فرج بن خليفة

4 . إدارة الأمن الدّيواني : يشرف عليها العقيد علي المثلوثي (B.S.D)

علاوة على المكاتب الدّيوانيّة الحدوديّة

1 . مكتب الدّيوانة برادس : يشرف عليه العقيد وحيد السّعيدي

2 . مكتب الدّيوانة 47 رادس : يشرف عليه العقيد بشير عبد الجوّاد

.وعلاوة أيضا على إدارة التّفقّديّة العليا للأمن الدّاخلي والدّيوانة التي يشرف عليها القاضي السّابق طارق بنّور

يدرك المرء أنّ كلّ هذه الأجهزة لم تحقّق بالقدر الكافي نتيجة تذكر في هذا المجال بل إستفحل من خلالها التّهريب إلى حجم أكبر ممّا كان عليه سابقا قبل إنبعاث هذه الآليات الإداريّة كما يدرك أيضا أنّ التّهريب والمهرّبين ليسوا أكبر قدرة من هذه الآليات وإنّما هذه الآليات بالذّات تأطّرت في خندق التّهريب حتّى أصبحت الدّعامة الأساسيّة له وبالتّالي فإنّ أيّ إجراء وإعلان عن إستئصال الفساد لا بدّ أن يبدأ من فوق ومن المصدر الأوّل الذي أصّله ألا وهو المدعو سليمان ورق المدير العام للدّيوانة الذي أصبح رئيس عصابة مفسدين حيث أسّس للفساد ورعاه وإستغنى منه : فيلا فحمة في حي النّصر , مساحة عقّاريّة هامة يضاحيّة المرسى وأرصدة ماليّة هامّة بين الدّاخل والخارج متأتّية من رشاوى مافيا السّوق الموازية وكذلك العمولة التي تحصّل عليها في صفقة شراء أربعة مراكب بحريّة تابعة للفرقة البحريّة الدّيوانيّة ومقدارها مليون ومائة وعشرين ألف دينار تقاسمها مناصفة مع العقيد فؤاد بقنّي ...

 

لقد أفرغ سليمان ورق الأجهزة الدّيوانيّة من كلّ حسّ أمنيّ ورقابي خاصّة عندما أبعد كلّ من الجنرال محمد السّالمي والجنرال الشّريف المغربي عن دورهما الفعّال والرّيادي في المجال الرّقابي عموما ... وإلاّ كيف يغفل سليمان ورق ويعمد ألاّ يكون لإدارة الحرس الدّيواني وهي كبرى الإدارات إطلاقا ... مراقبا عامّا ؟ ... ويكون لغيرها من الإدارات مراقبين عامّين .

إنّ الأمر لا يحتاج إلى جهد وعناء في التّفكير : إنّ تعيّينه العقيد فؤاد بقنّي على رأس الوحدة الأولى للتّفتيشات والرّقابة بإدارة الحرس الدّيواني , رغم أنّ هذا الأخير له ملفّ فساد سابق منذ كان يعمل في فرقة البحريّة الدّيوانيّة , وذلك لتوظيفه في إقتسام أموال الرّشاوي والعمولات ممّا يجبيه فؤاد بقنّي مع المتعاطين مع مساحات التّسريح الدّيواني وكذلك من أصحاب مخازن السّلع المستوردة المتواجدة في تونس الكبرى ومن كلّ الذين كانوا محلّ مساومات وإبتزاز من لدن العقيد الفاسد :

 

1 . ملفّ مخزن الزّرابي في الزّهروني

2 . ملفّ Shoes Center : تقاضى منه فؤاد بقنّي مع النّقيب حسام مرزوق مبلغ خمسين ألف دينار

3 . ...............

....................

....................

 

ويكفي سحب الملفّات والتّدقيق في المحاضر الدّيوانيّة المحرّرة من الفرق التّابعة للوحدة الأولى للتّأكّد من التّلاعب والتّزوير المحدث ... حيث أنّ بعضها تعاد صياغتها مرّات عديدة ...  كما حدث مع المدعو عبد الكريم قسّام تاجر جملة في ورود القنفيد , إذ رغم إستظهار هذا التّاجر بكلّ الفواتير القانونيّة إلاّ أنّ العقيد فؤاد بقنّي تعمّد إغلاق مخزنه تعسّفيّا لمدّة تزيد عن ستّة أشهر نتيجة تعنّت التّاجر والوسيط الدّيواني عدم الرّضوخ في دفع الرّشاوى والمساومة فيها ... وكما حدث أيضا مع التّاجر أحمد القراطلي في جويليّة 2009 "تاجر ملابس جاهزة" والذي تسلّم منه العقيد فؤاد بقنّي بواسطة البوليس المعزول محمد حنيبة مبلغا هامّا على أساس إرجاع البضاعة المستوردة لصاحبها دون الإستظهار بالفواتير اللاّزمة ... حيث تابعت التّفقّديّة العليا للأمن الدّاخلي والدّيوانة أطوار ما حدث من خلافات حول المساومات فأدانت العقيد فؤاد بقنّي ... وراجت أخبارا بسجنه أو بعزله من السّلك الدّيواني ... إلاّ أنّ تدخّل المدير العام الفاسد سليمان ورق في إنقاذ شريكه الفاسد من الورطة كان حاسما ... حيث أذن بنقلته من إدارة الحرس الدّيواني إلى الإدارة العامّة مدّة وجيزة لإنتظار نتائج قرار مجلس التّأديب "الصّوري" فوقع الإمضاء على قرار نقلة فؤاد بقنّي من تونس إلى سوسة في مهمّة وخطّة رئيس الوحدة الثّالثة للرّقابة والتّفتيشات  ...

فأيّ مهزلة أبلغ وكبر من هذه المهزلة ؟

 

لم يكف سليمان ورق سرّ صنيعه بل تدخّل لفائدته أيضا في موضوع التّزوير الذي قام به العقيد فؤاد بقنّي في المحضر ضدّ نفس الشّخص التّاجر " أحمد القراطلي " الذي أحالت وكالة الجمهوريّة قضيّته إلى القرقة العدليّة للأمن بالقرجاني والتي لا يعلم لها مآلا بعد أن تدخّل سليمان ورق لديها لتحميد الموضوع.

 

إنّ سليمان ورق هو رأس الفساد وعينه ... فهو من تولّى فتح أبواب ميناء رادس الحدودي على مصراعيها ... حيث تهرّب وتقرصن مافيا التّهريب مختلف البضائع المحظورة وغير المحرّرة عند التّوريد ...  كأن تخضع لكرّاس شروط أو رخصة توريد وبعضها لرخص أمنيّة كالأثاث والعجلات المطّاطيّة والسّجائر والجيراك والمحرّكات المستعملة والشّماريخ والفوشيك والكحول وبنادق الصّيد والفواكه الجافّة وغيرها من البضائع التي رصد منها سليمان ورق وزبانيّته العقيد فؤاد بقنّي والعقيد وحيد السّعيدي والعقيد الحبيب نوّار والرّائد ماهر القاسمي ... عائدات ماليّة طائلة إذ يكفي التّحقّق والبحث في ممتلكاتهم الخاصّة والعائليّة منذ تولّيهم على عصابة المفسدين ... حتّى يعلم المرء حجم ما نهبوه من أموال المجموعة الوطنيّة.

لقد نولّى سليمان ورق الإشراف , عن بعد , على هذه المهمّة القذرة ... حيث تكلّف بتأمين مسالك الحاويات والمجرورات وحمايتها في النّقل حتّى وصولها إلى مخازنها سالمة.

 

وقد إعتمدت على خدماته مافيا التّهريب ممثّلة في رئيس عصابتها المدعو ياسين الشنّوفي المكنّى "بابا" وهو ملازم في الدّيوانة بقي سنوات في إجازة بدون أجر حتّى يتفرّغ خصّيصا لهذه المهمّة المافيوزيّة .

نجده اليوم يستقيل نهائيّا من سلك الدّيوانة بعد أن أصبح من أصحاب رؤزس الأموال ومن أعيان البلاد ولا يفكّر إلاّ في غسيل أمواله إضاعة وتضييعا لمصدرها.

 

إنّ المدعو ياسين الشنّوفي معروف في جميع أوساط السّوق الموازية من العاصمة إلى منزل كامل إلى مساكن إلى بن قردان ... فهو لا يملك حلولا سحريّة للتّهريب والقرصنة ... بل هي تعليمات من رئيس عصابة المفسدين سليمان ورق الذي أذن بقبول التّصاريح الدّيوانيّة المغلوطة والتي لا علاقة لها البتّة بالبضائع الأصليّة ...  كأن يصرّح بآلات فلاحيّة مستوردة من أروبا "معفاة من الأداء الدّيواني" في حين أنّ الحاويات مشحونة سجائر وجيراك والمصيبة المسكوت عنها أنّ السّجائر التّونسيّة " 20 مارس وغيرها" يقع تقليدها وصناعتها في الصّين بطلب من مافيا السّوق الموازية ويقع تسريحها من ميناء رادس الحدودي بإذن من سليمان ورق وعلم من رئيس مكتب الدّيوانة برادس العقيد وحيد السّعيدي وأمام عجز وإستقالة تامّة لكلّ الأجهزة الرّقابيّة التي تخندق جميعها في عالم الفساد ... فلم يعد يهمّها سوى تسلّم نصيبها من الغنيمة .

 

إنّ عصابة ياسين الشنّوفي "بابا" علاوة على تهريبها المقنّع للبضائع المستوردة بالتّصاريح المغلوطة فهي أيضا متمرّسة على قرصنة الحاويات أي سرقتها من داخل ميناء رادس بدون وثائق ولا معاينة بالآلات الكاشفة المكلّفة على الدّولة ملايين الدّينارات قصد حماية أمن البلاد .

 

وقد حدث أن ضبطت إحدى الدّوريات التّابعة لفرقة المراقبة والتّفتيشات في بن عروس أربعة حاويات مسرّحة خلسة من داخل ميناء رادس في طريقها إلى مخازنها بدون وثائق تذكر وتحتوي على قطع غيار ومحرّكات سيّارات وعجلات مطّاطيّة وسجائر فوقع إعلام رئيس الوحدة الذي بدوره أعلم سليمان ورق ... حيث أعطى هذا الأخير تعليماته بإرجاعها إلى موقعها داخل ميناء رادس بعد أن إفتضح أمرها ... لكنّ تورّط سليمان ورق كان واضحا وجليّا ... إذ عاود تعليماته إلى رئيس المكتب بأن يسرّح الحاويات من الغد صباحا إلى زعيم المافيا ياسين الشنّوفي ... وحدث كذلك أن ضبط حرس المرور الوطني في أكتوبر 2009 على الطّريق السيّارة السّريعة "تونس – سوسة" حاوية بها محرّكات سيّارات في إتّجاه منزل كامل بدون أيّ وثيقة تذكر فوقع إعلام السّلطات المختصّة التي بحثت في الأمر وإتّضح لها أنّ الحاوية وقعت سرقتها من ميناء رادس ولم تخضع للمعاينة بالآلات الكاشفة ... وعلم القاصي والدّاني بتكرار ما حدث من سرقات داخل ميناء رادس ... ولكنّ تدخّل المافيوزي ياسين الشنّوفي  مع رئيس العصابة المدير العام سليمان ورق الفاسد كان دائما حاسما ... إذ تمّ إرجاع الحاوية إلى ميناء حلق الوادي بدعوى الحجز ومعاقبة من ثبت تورّطه ... حيث وقع إبعاد النّقيب إشراف الطّالبي من موقعه من ميناء رادس إلى رادس – بترول كما وقع إبعاد الملازم أنيس ونّان من موقعه برادس ليعود إلى موقعه بالإدارة العامّة بالدّيوانة ويقع غلق الملف نهائيّا بعد السّماح للحاوية بالمغادرة دون تعقيدات أو إجراءات إداريّة وغيرها وتعود حليمة إلى عادتها القديمة ... في حين أنّ ما وقع من جريمة السّرقة الموصوفة والتّنظّم من أجل سرقة بضائع من دون كشف ما تحتويه هو إعتداء على هيبة الأجهزة الحارسة لميناء رادس وإعتداء على هيبة الإدارة العامة للدّيوانة وإدارة الأمن الوطني وكلّ المؤسّسات الرّقابيّة بالبلاد كما هو إعتداء على المجموعة الوطنيّة التي تدفع أموالها للصّناديق التّضامنيّة أمام نزيف جبائيّ مهول ولا تدرك أخذ حقّها ممّن يتطاولون ويسرقون حقوقها وهي تهمة أقلّ ما يمكن وصفها بأنّها عصابة مفسدين ... والمؤلم المخزي ألاّ يسمع صوت لمراقبي الإدارة العامّة للدّيوانة ووزارة الماليّة التي فقدت سلطتها على الدّيوانة عمّا يحدث من خروقات وجرائم تهريب مقنّع وقرصنة باللّيل والنّهار وتجارة بمقدّرات الدّولة وثروات الوطن.

 

وفي هذا السّياق تجدر الإشارة أنّ معلومات إستخباريّة أجنبيّة وردت في إطار مقاومة الإرهاب العالمي مفادها أنّ بعض الحاويات المرسلة من فرنسا إلى ميناء رادس تحتوي إضافة على قطع الغيار على بعض الأسلحة الخفيفة "مسدّسات ورشّاشات" وتفاعلا مع الموضوع لم يحرّك ساكنا سليمان ورق بل كلّف فرقة الأنياب الدّيوانيّة التّابعة للحرس الدّيواني بمتابعة الموضوع والتّثبّت منه إلاّ أنّ مجموعة الأعوان التي تنقّلت على عين المكان تسلّمت نصيبها من الرّشوة وتخلّت عن الموضوع دون أن تقوم بعمليّة المراقبة اللاّزمة وصرّحت أنّه لا شيء يلفت الإنتباه في الحاويات المشبوهة بعد أن تنقّلت الجماعة مرّة واحدة فقط إلى ميناء رادس في هذا الموضوع.

وللحديث بقيّة والقادم أعظم ...

الصحبي العمري

حين يكتسح الجراد المنظّمة الشغّيلة بعصابة عبد السلام جراد المافيوزيّة


قدمت الجماعة الحاليّة لقيادة المنظّمة الشغّيلة إثر مؤتمر جربة سنة 2000 بدعوى التّصحيح في حركة إصلاح ضدّ سوء التّصرّف وعدم ضرب الدّيمقراطيّة والقضاء على الإنفراد بالرّأي .

 

لم تمنع هذه الإنتخابات المفتعلة عصابة السّوء من التّزوير لتتمكّن المافيا الجديدة من حطّ رحالها في قيادة الإتّحاد العام التّونسي للشّغل.

 

كان مؤتمر المنستير المنعقد سنة 2006 محطّة إضافيّة أخرى لإستمرار آليات الإنتهازيّة والإستثراء الفاحش على حساب الطّيقة الشغّيلة من طرف جراد عبد السلام جراد.

 

أفرزت هذه الوضعيّة تخندق الإتحاد العام التّونسي للشّغل في منظومة الفساد المستشري في أجهزة السّلطة دون وازع التّفكير في تضحيّات السّلف النّقابي في رموز إتّحاد الشّغل السّابقين وشهدائه.

 

ومن خلال إطلاع سطحي لما يحدث داخل هذه المنظّمة العتيدة برزت عديد مظاهر المنكر والفضائح التي يتداولها التّونسي علنا ولا أحسب في ذلك أنّ أجهزة السّلطة غافلة على معالجتها بالحزم والصّرامة لتتدارك ما يمكن تداركه حاليّا قبل أن فوات الأوان وينفلت المقود من يدها.

 

لقد أثارت عمليّة كراء نزل "أميلكار" جدلا واسعا في عديد الأوساط بعدما وقع إسناده لمستثمر يهودي فرنسي الجنسيّة كان يشغل خطّة مسؤول مخابراتي سامي في أجهزة العكري بعدما كان والده مكلّفا فيما مضى بتهجير اليهود من أوروبا الشّرقيّة إلى إسرائيل حيث كانت نيّة قيادة الإتّحاد العام التّونسي للشّغل تكوين نواة مخابراتيّة تحت وسادة رئيس الدّولة بحكم محاذاة نزل "أميلكار" للقصر الرّئاسي بقرطاج.

 

أقام إذًا الأمين العام للإتّحاد التّونسي للشّغل عبد السّلام جراد هذه الصّفقة المشبوهة , منذ عامين تقريبا , وتحصّل منها على تسبقة تقدّر ب1.8 مليون دينار نقدا ودون شيك في الغرض وذلك بطلب صريح منه ودون أن يعلم الخاص والعام بالقيمة الجمليّة لمعلوم الكراء في هذه الصّفقة وشروطها ودون إستشارة المكتب التّنفيذي في جلسة شفّافة حول موضوع كراء نزل "أميلكار".

 

قام بتحرير العقد محامي المنظّمة الشغّيلة عبد الجبّار اليوسفي الذي يتقاضى شهريّا ثلاثة آلاف دينار من إتّحاد الشّغل في إطار منحة شهريّة قارّة دون إحتساب أجرة أتعابه في ملفّات القضايا المسندة إليه من طرف تعاونيّة التّأمين التّابعة لإتحاد الشّغل.... ! ! !

 

أصبح حاليّا نزل "أميلكار" خرابا منثورا بعد أن فوّت المكتري اليهودي بالبيع في جميع المعدّات والأثاث الموجود بالنّزل إلى تجّار سوق الخردة بالملاّسين مقابل مبلغ 800 ألف دينار.

 

حطّم التجّار كامل البنية الأساسيّة للنّزل أثناء إستئصال ما يمكن بيعه من المكان حتّى أصبحت البناية جدرانا مهجورة (خرابا) أمام تواطئ ملحوظ من عبد السّلام جراد وزمرته المافيوزيّة الذين إستفادوا ماديّا بعمولاتهم من صفقة كراء النّزل.

 

تواصلت مآثر هذه العصابة المافيوزيّة من المشروع السّياحي المندثر إلى مجال الخدمات حيث تحوّلت شركة التّأمين التّابعة للإتّحاد إلى تعاونيّة تأمين بعد أن وقع إفلاسها وتفليسها وذلك في عمليّة تحيّل مقنّن للتّخلّص من ديون الحرفاء المستفيدين من تعويضات ماليّة يأحكام قضائيّة.

 

وقع ضخ أموال طائلة لإنعاش تعاونيّة التّأمين للإتّحاد من جديد إلاّ أنّ سوء تصرّف أعضاء المكتب التّنفيذي طفى مرّة أخرى على السّطح وأثقل كاهل هذه المؤسّسة من حيث الإنتدابات العشوائيّة التي تفوق طاقة الإستيعاب وتتجاوز قانون الإطارات المنظّم للمؤسّسة إذ إستأثر بالوليمة الخدماتيّة المجانيّة أبناء وأقرباء جميع أعضاء المكتب التّنفيذي والأمين العام للمنظّمة الشغّيلة وذلك بالإنتدابات المجاملاتيّة الفضفاضة والزّائدة عن اللّزوم رغم طرد عدد كبير من أعوان التّعاونيّة بدعوى الزّيادة عن النّصاب إلاّ أنّ إنتدابات عشيرة العصابة المافيوزيّة فاقت أضعاف أضعاف عدد المطرودين دون الرّجوع إلى القانون الذي يفرض أولويّة الإنتداب للمسرّحين ممّا حوّل تعاونيّة التّأمين للإتّحاد إلى شركة عائليّة تديرها مافيا المكتب التّنفيذي.

 

وعلاوة على ما حصل , تحوّلت تعاونيّة التّأمين للإتّحاد إلى بنك ثمّ إلى موسّسة خيريّة تساهم في إسناد القروض بدون فائض وبدون ضمانات للمقرّبين من رئيس العصابة المافيوزيّة للإتّحاد , حيث عمد عبد السّلام جراد أخيرا إلى الإذن للتّعاونيّة بإسناد مبلغ 2.8 مليون دينار إلى الشّركة المفلسة "كسكسي الجنوب" التّابعة إلى عبد السّلام العفّاس , أصيل صفاقس , دون ضمانات ولا فائض وهي صيغة إحتياليّة تمكّن عبد السلام جراد من تسريب أموال عموميّة نحو جيوب عصابته المافيوزيّةتّى  حتّى تتقاسم الجماعة الغنيمة.

 

إذ أمام رفض لطفي الزرّاع مدير عام التّعاونيّة الإنصياع لمثل هذه الإنحرافات الماليّة مكّنه عيد السّلام جراد من إذن كتابي يأمره بتسليم 2.8 مليون دينار إلى عبد السلام العفّاس مقابل تمديد عقد شغله في نفس الخطّة مدّة ستّة سنوات إضافيّة ... وذلك دون إستشارة المكتب التّنفيذي ولا مجلس إدارة ودون تحرير محضر في الغرض.

 

وبعد تسرّب معلومات حول هذه الخزعبلات الإحتياليّة على الأموال العموميّة إستدعي عبد السلام جراد صاحب "كسكسي الجنوب" عبد السلام العفّاس وقبض منه لحسابه الخاص مليون دينار مقابل تمكينه من شهادة خلاص وتبرئة ذمّة في دين 2.8 مليون دينار .

 

ولإلقاء التّهمة على الغير في سوء التّصرّف والإحتيال , وقع طرد لطفي الزرّاع من مهامه كمدير عام لتعاونيّة التّأمين التّابعة لإتّحاد الشّغل وقام في الأثناء عبد السلام جراد بنشر قضيّة جزائيّة ضدّ لطفي الزرّاع بدعوى التّدليس في وثيقة الإذن وعقد وثيقة تمديد مدّة الشّغل الممضية بينهما.

 

لم يقع تحويل مبلغ المليون دينار المسترجع من عبد السلام العفّاس إلى قباضة تعاونيّة التّأمين التّابعة لإتحاد الشّغل وتبخّر هذا المبلغ في جيب عبد السلام جراد.

 

وفي المقابل , قام لطفي الزرّاع بقضيّة شغليّة (مجلس العرف) في الطّرد التّعسّفي ضدّ الأمين العام لإتّحاد الشّغل عبد السلام جراد وأصدرت فيها المحكمة لفائدته حكما يقضي بتعريم إتّحاد الشّغل وتمكينه من مستحقّاته التي تناهز مبلغ 1.162 مليون دينار بعد أن تعمّد عبد السلام جراد عدم الحضور والمثول أمام قاضي التّحقيق للبحث في قضيّة التّدليس المنشورة ضد لطفي الزرّاع حتّى وقع حفظها.

 

بدأت رحلة كشف أوراق الخزعبلات والتلاعبات التي يحترفها عبد السلام جراد وزمرته المافيوزيّة حيث أفاد لطفي الزرّاع أنّ أعضاء من المكتب التّنفيذي "علي رمضان – محمد سعد – حسين العبّاسي " تسلّم كلّ واحد منهم مبلغ 100 ألف دينار من مليار عبد السلام العفّاس مقابل صمتهم على إستيلاء عبد السلام جراد على باقي المبلغ من أموال المجموعة الوطنيّة.

 

كما يضيف لطفي الزرّاع أنّ بحوزته فاتورة إستخلاص بمبلغ 9 آلاف دينار وقع خلاصها من تعاونيّة التّأمين لشراء ثلاّجة لأحد أعضاء المكتب التّنفيذي وهي ليست الوثيقة الوحيدة الملفّقة التي تفيد الإستهتار بالأموال العموميّة من طرف هذه العصابة إذ يروج في عديد الأوساط إستخلاص عديد فاتورات الأثاث بما يفوق قيمته الحقيقيّة لفائدة أعضاء المكتب التّنفيذي وذويهم.

 

وفي هذا الإطار يجد عبد السلام جراد نفسه في ورطة السّرقة والإستيلاء على أموال عموميّة ممّا يحيله إلى مساندة كلّ أشكال التّظاهر والتّطرّف والتّمرّد   والمواجهة ضدّ السّلطة للتّملّص من التّتبّعات القضائيّة من جرّاء إنحرافاته وسوء التّصرّف وذلك بالمناورة من خلال التحريض في الخفاء وإصدار التّعليمات وتحرير وترويج البيانات المساندة لمظاهر التّأزّم الإجتماعي والسّياسي والحقوقي التي برزت في بؤر توتّر مثل ما حدث في الرّديّف والصّخيرة وبن قردان وسيدي بوزيد  وغيرها من البؤ اللاّحقة وهي كلّها مواقف وتصرّفات تمويهية صادرة عن عبد السلام جراد وزمرته اللّصوصيّة التي تصرف الأنظار عن فساده وإنتهازيّته التي تحيله مع عصابته المافيوزيّة إلى ما وراء القضبان.

 

إنّ غياب الإرادة السّياسيّة الصّادقة والجادّة في التّصدّي لمظاهر الفساد المستشري في جميع هياكل الدّولة ومؤسّساتها المدنيّة وعدم السّعي إلى وضع حدّ أمام نزيف هذه التّجاوزات من سوء التّصرّف والإستيلاء على الأموال العموميّة بإستغلال النّفوذ وترويج النّفاق السّياسي أدّى بمثل هذا السّلوك الرّسمي السّلبي إلى إستفحال أورام وجب إستئصالها حتّى لا تزجّ بالعدوى إلى التّغرير بالشّباب نحو إندفاعه إلى المطالب التّعجيزيّة تجاه الدّولة أمام ظهور بوادر تأثيرات الأزمة الإقتصاديّة العالميّة في بلادنا.

 

أصبحت عبثيّة وخبث عبد السّلام جراد أداة مناورة ومزايدة سياسيّة تروّج إلى إستغلال ضعف وتفكّك هياكل السّلطة في البلاد لضمان بحبوحة إستمراريّته مع شلّته والحثوم على صدور الطّبقة الشغّيلة التي لم تعد إهتماماته بشواغلها من أولويّات مهامه.

 

كان من المفروض أن تتنبّه أجهزة الدّولة إلى مظاهر الإستثراء الفاحش التي رافقت نسق عيش جميع أعضاء المكتب التّنفيذي ورئيس عصابته المافيوزيّة عبد السلام جراد من خلال مباشرتهم لمهاهم إلاّ أنّ تقاطع المصالح الذّاتيّة والإنتهازيّة المؤطّرة بين جميع الأطراف المتداخلة في الفساد وأورامه تحوّلت إلى حاجز وعائق في وجه الإصلاح والتّصحيح الحقيقي والصّريح للمنظّمة الشغّيلة.

 

أصبحت العصابة المافيوزيّة التّابعة للأمين العام للإتحاد العام التّونسي للشّغل عبد السلام جراد تسرّب مقولة " شدّ مشومك لا يجيك ما أشوم " لإرباك السّلطة في التّعاطي مع إنحرافاتها حتّى تتمكّن هذه الشّلة من تحوير الفصل العاشر من القانون الأساسي للمنظّمة الشغّيلة وضمان البقاء المستديم في قيادة شركتهم الخاصة : الإتحاد العام التّونسي للشّغل.

 

وفي نفس السّياق تدّعي وتروّج عصابة عبد السلام جراد المافيوزيّة أنّ النّظام القائم في البلاد ليس ديمقراطيّا ومؤسّساته تعاني من الشّخصنة والتّبعيّة والإنبطاحيّة للمتنفّذين في اجهزة السّلطة وهي ترفض الإنصياع لهذه المنظومة الإحتياليّة من خلال رفض الإتّحاد العام التّونسي للسّغل الدّخول إلى مجلس المستشارين الذي كان بالأساس مطلبا نقابيّا قديما وسابقا لهذا المكتب التّنفيذي المافيوزي.

 

لقد أذن الوزير الأوّل بعدم التعامل مع نقابة المتقاعدين إن وقع تكوينها ولكن في حركة تحدّي صادرة عن عبد السلام جراد وعصابته تكونت هذه النّقابة مع إضافة نقابة متفقّدي الشّغل التي تفتقد إلى أطر قانونيّة حيث لا يمكن للحَكَم أن يكون خصما في خلاف قد يطرأ بين الأطراف الإجتماعيّة (الأجير والمؤجّر) حيث يفتقد المتفقّد المنضوي تحت لواء النّقابة إلى المصداقيّة في أداء الواجب بإعتباره متحيّزا للطّبقة الشغّيلة.

 

لذلك , فإن أداء عبد السلام جراد وزمرة المافيا المحيطة به لا يزيد عن مواقف الإستفزاز والإستهتار بالقوانين التي تنظّم النّشاط النّقابي لإهمال المطالب الأساسيّة للطّبقة الشغّيلة من أجل التّغطيّة على الفساد المالي والإنحرافات الأخلاقيّة التي إجتاحت منظومة الإتحاد العام التّونسي للشّغل.

 

لقد إنتشرت في جميع الأوساط فضائح القيادة النّقابيّة في تونس ولا يبدو أنّ السّلطة القائمة في البلاد متغافلة عمّا يجري داخل هذا المستنقع النّقابي ولكنّها عاجزة في نظر عبد السلام جراد عن محاسبته وتقديمه للعدالة لمقاضاته من اجل جرائمه في حق الإتحاد والبلاد ... فهل من مجيب أمام البعض من هذه الحقائق الدّامغة ؟ ... للحديث بقيّة ... والقادم أعظ

الصحبي العمري